Newsletter 08/08

Jean-Jacques de Felice, militant anti-apartheid

Jean-Jacques de Felice, décédé le 27 juillet 2008, fut dans les années 1960, alors que la dénonciation du régime d'apartheid était quasi inexistante en France, le premier avocat militant du mouvement anti-apartheid dont il sera le président fondateur.

Le Comité Français pour L'Afrique du Sud n'oublie pas son rôle de pionnier.

En 1999, il participa à la conférence organisée par notre Comité à l'Assemblée Nationale, sur la nouvelle Afrique du Sud.

Vincent Saldanha et William Kerfoot, représentants du Legal Ressources Centre d'Afrique du Sud, qui le rencontrèrent à Paris en 2002 à l'occasion du colloque sur la Commission Vérité et Réconciliation saluèrent avec admiration son parcours exemplaire de défenseur des libertés.

Nelson Mandela, nous vous souhaitons un joyeux anniversaire

Nous nous souvenons de votre première visite à Paris, le 7 juin 1990, et de l'enthousiasme que vous nous communiquiez en remerciant tous ceux qui avaient participé, quel que soit le niveau de leur engagement, à cette longue route vers la liberté. L'exigence de démocratie, la réconciliation, la lutte contre la pauvreté, la mobilisation contre le VIH et le SIDA soutiennent l'action que vous nous donnez en exemple.

Bon anniversaire

Des élections libres au Zimbabwe

Le Comité français pour l'Afrique du Sud a apporté son soutien à l'appel pour des élections libres et loyales au Zimbabwe, signé notamment par Desmond Tutu, prix Nobel de la paix.

Le développement économique de l'Afrique du Sud

L'Afrique du Sud, depuis la fin de l'apartheid en 1994, a connu un développement économique soutenu, favorisé par une saine politique financière.

Pays de 48 millions d'habitants dont les ressources minières, industrielles, agricoles et touristiques sont importantes, l'Afrique du Sud possède aujourd'hui un taux de croissance annuel de l'ordre de 5%.

L'excédent budgétaire s'établit à près de 1% en 2007 alors que l'inflation se situe à 6,5%. L'investissement apparaît actuellement comme un fort moteur de la croissance et du développement.

La gestion efficace des finances publiques permet des investissements publics accrus en moyenne de 12% par an, en particulier dans les domaines de l'éducation, de la santé et des transports qui font l'objet de plans de développement et de modernisation.

L'investissement privé, avec un rythme annuel de 11% marque un dynamisme, notamment dans les services, les mines, le bâtiment et l'industrie.

Par ailleurs, les entrées de capitaux restent élevés et ont ainsi financé 37% de l'investissement brut au troisième trimestre 2007.

Les IDE, investissements directs étrangers, dans les entreprises, sont prévus à de hauts nivaux entre 2008 et 2011.

Les IDE en provenance de l'Union Européenne s'établissent à une moyenne de 6 milliards d'euros sur les trois dernières années.

Par ailleurs, la courbe du chômage commence à s'inverser avec la création de 1,2 million d'emplois depuis 2005, et la mise en place de nouvelles initiatives contre le VIH/Sida doit continuer à mobiliser les secteurs publics et privés.

La structure économique de l'Afrique du Sud, où les réserves de change sont supérieures à 33 milliards de dollars laisse présager de bonnes perspectives.

À cet égard, l'Afrique du Sud demeure une grande destination ainsi qu'en témoigne la croissance annuelle de 5% des visites touristiques.

L'hommage aux soldats sud-africains de la première guerre mondiale

Chaque année, l'Ambassade d'Afrique du Sud, en présence des autorités françaises et de celles du Commonwealth, commémore à Longueval, près d'Amiens, la bataille du bois de Delville du mois de juillet 1916. À l'issue de combats meurtriers la quasi-totalité d'une brigade de 3.153 hommes fut anéantie en conquérant cette position sur le front de la Somme.

Le Comité Français pour l'Afrique du Sud a participé le 20 juillet 2008 à cette cérémonie qui rappelle également le souvenir des 647 soldats disparus lors du naufrage du Mendi, dans la Manche, le 21 février 1917.

Par ailleurs, la contribution des armées sudafricaines à la victoire sur le nazisme durant la seconde guerre mondiale est associée à cette commémoration.

Enfin, le Comité a été présent le 21 juillet 2008, au cimetière militaire d'Arques-la-Bataille, près de Dieppe, pour honorer les soldats sud-africains de la première guerre mondiale du « Native Labor corps » dont le sacrifice n'est pas oublié. La beauté du site où ils reposent leur rend un magnifique hommage.

Newsletter 01/10

BONNE ANNÉE

Africa Umoja en France jusqu'au 2 février 2010

Après Paris, le phénomène musical UMOJA qui signifie « vivre ensemble », en langue zoulou, va faire vibrer les scènes à travers la France dans une tournée qui s'achèvera le 2 février 2010 : www.umojalespectacle.com

Afrika au Casino de Paris

Représentation unique le 1er février 2010 à 20 heures. (www.eric-beuvron.com)

D'une drôlerie ludique ce spectacle est aussi une invitation à découvrir l'autre, les autres avec générosité et tolérance. Télérama - TT.

Conférence de Copenhague sur le climat ; un constat d'accord le 18 décembre 2009 pour un prochain traité ?

Le débat entre les pays industrialisés les plus anciens, historiquement responsables de la dégradation du climat, et les pays en développement s'il n'a pas permis la signature d'un traité a ouvert quelques pistes positives.

Ainsi, chacun a admis de contenir l'élévation de la température à 2°C.

Par ailleurs, les pays industrialisés européens visent une réduction de 20% à 30 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990.

Cependant, une réduction de 40% aurait été nécessaire.

Des aides financières aux pays en développement ont été prévues de 30 milliards de dollars sur la période 2010- 2012.

Au-delà, c'est un montant annuel de 100 milliards de dollars qui est annoncé jusqu'en 2020 afin de permettre aux pays en développement de mettre en place des mécanismes de réduction des émissions de CO2 de 15 à 30% à l'horizon 2020 et des programmes de protection des forêts.

L'Afrique du Sud a été très présente dans les discussions aux côtés des pays en développement et la France a agi avec détermination au sein de l'Union Européenne.

Il convient d'espérer que dans les six mois à venir, un traité pourra être signé sous les auspices de l'ONU qui est à l'origine, il y a plus de vingt ans - ne l'oublions pas - de cet immense chantier sur le climat pour lequel les ONG ont nourri la mobilisation à l'échelle planétaire.

L'Afrique du Sud juge le résultat de Copenhague " inacceptable "

L'Afrique du Sud, qui fait partie des pays ayant participé à la rédaction de l'accord final de Copenhague, a néanmoins déclaré que le résultat de cette conférence était très décevant et inacceptable et était dû à un processus défectueux qui a endommagé la confiance régnant entre les délégations des pays des Nations-Unies.

Buyelwa Sonjica, ministre des affaires environnementales, a déclaré aux journalistes que son gouvernement avait envisagé de quitter la conférence avant la fin, mais avait finalement décidé de rester après avoir consulté les autres pays d'Afrique.

Puis lors de son retour en Afrique du Sud, elle a fait la déclaration suivante : " Nous ne défendons pas cela, comme je l'ai indiqué, pour nous c'est inacceptable, ce n'est vraiment pas acceptable ".

Rappelons que la Chine, en concertation avec les autres grands pays émergents, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud, avait proposé début décembre 2009 un texte pour la conférence de Copenhague différent du projet de déclaration finale envisagé par le Danemark. Cette proposition d'accord visait, malgré les promesses de financement qui leur avaient été données, à instaurer un régime à deux vitesses, contraignant pour les pays riches, plus souple pour les pays en voie de développement, la Chine se considérant comme appartenant à cette dernière catégorie.

Cette position de l'Afrique du Sud illustre et confirme son engagement mitigé en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Signataire du protocole de Kyoto au titre de pays en développement, elle n'est aujourd'hui soumise à aucune réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.

Or elle est le 14ème pollueur mondial, et le 8ème si l'on ramène les émissions au nombre d'habitants. Chaque sud-africain émet 7 tonnes de CO2. Cette situation résulte de la très forte et ancienne dépendance de l'Afrique du Sud au charbon, qui est la source de 90% de l'électricité nationale.

Mais elle devrait, comme le reste de l'Afrique sub-saharienne, être sévèrement touchée par les conséquences du changement climatique. Des travaux scientifiques commandés par le gouvernement en 2007 suggèrent qu'il pourrait avoir des effets très critiques sur des secteurs entiers de l'économie. Celui-ci a donc en juin 2008 reconnu la nécessité d'adopter progressivement des objectifs de réduction d'émissions, encadrés par une réglementation législative et fiscale, mais seulement à partir de 2012. Ce qui explique qu'en septembre 2009, en prévision des négociations de Copenhague, il avait précisé son refus de se voir imposer des objectifs d'émission par les pays développés. Le porteparole du gouvernement avait, à cette occasion, souligné que « les réductions d'émission devront prendre en compte les besoins en développement du pays ».

La position de l'Afrique du sud, alignée sur celle des autres grands pays émergents, comme le Brésil, la Chine et l'Inde, met donc en avant la croissance économique comme enjeu prioritaire. Le chemin vers l'action est dès lors complexe lorsque doivent cohabiter priorités socio-économiques et exigences de lutte contre le changement climatique.

Newsletter 12/09

Les Nations unies consacrent une journée internationale à Nelson Mandela

L'assemblée générale des nations unies, dans une résolution adoptée le 10 novembre 2009 par consensus entre ses 192 États membres a institué une " Journée internationale de Nelson Mandela " qui commémorera chaque année sa contribution à la promotion d'une culture de paix.

La résolution de l'ONU rappelle le rôle éminent de Nelson Mandela, prix Nobel de la Paix en 1993, dans la " résolution des conflits, les relations inter-raciales, la promotion des droits de l'homme, la réconciliation et l'égalité des sexes ".

Conférence de Copenhague : l'Afrique du Sud s'affirme sur les questions environnementales et la France en prend conscience de manière de plus en plus aigüe

La conférence de Copenhague des Nations unies sur le changement climatique (7- 18 décembre 2009) devrait créer un fonds pour aider les pays en développement à acquérir les techniques nécessaires à la lutte contre le réchauffement climatique.

L'Afrique du Sud, de même que la France, soutient cette initiative confirmée par la réunion des chefs d'État du Commonwealth à Trinité et Tobago le 28 novembre 2009.

L'Afrique du Sud, comme la plupart des grandes nations, possède un ministère de l'environnement, de plus en plus mobilisé, et connait une société civile active, renforcée depuis l'ouverture, il y a un an, d'un bureau de Greenpeace à Johannesburg.

On notera enfin que seize parlementaires sudafricains ont participé au forum des législateurs sur le changement climatique, fin octobre 2009, à Copenhague.

La France souhaite que des objectifs chiffrés et contraignants en matière d'émission de CO2 soient pris à Copenhague au mois de décembre.

L'Afrique du Sud entend également que soient poursuivis les engagements fixés par le protocole de Kyoto de 1997.

New era in Aids battle

President Jacob Zuma' speech on World AIDS Day (1/12/2009)

New measures announced by Jacob Zuma are:

"To take our response a step forward, we are launching a massive campaign to mobilise all South Africans to get tested for HIV ".

"Every South African should know his or her HIV status. To prepare for a continuous voluntary testing campaign, we would like to announce a few new measures, to expand our response ".

"All children under one year of age will get treatment if they test positive. Initiating treatment will therefore not be determined by the level of CD cells ".

"This decision will contribute significantly towards the reduction of infant mortality over time ".

"All patients with both tuberculosis (TB) and HIV will get treatment with antiretrovirals if their CD4 count is 350 or less. At present treatment is available when the CD4 count is less than 200. TB and HIV/AIDS will now be treated under one roof ".

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"This policy change will address early reported deaths arising from undetected TB infection among those who are infected with HIV ".

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"We have taken this step, particularly on learning that approximately 1% of our population has TB and that the coinfection between TB and HIV is 73% ".

"All pregnant HIV positive women with a CD4 count of 350 or with symptoms regardless of CD4 count will have access to treatment. At present HIV positive pregnant women are eligible for treatment if their CD4 count is less than 200 ".

"All other pregnant women not falling into this category, but who are HIV positive, will be put on treatment at fourteen weeks of pregnancy to protect the baby. In the past this was only started during the last term of pregnancy ".

"In order to meet the need for testing and treatment, we will work to ensure that all the health institutions in the country are ready to receive and assist patients and not just a few accredited ARV centres. Any citizen should be able to move into any health centre and ask for counselling, testing and even treatment if needed ".

"The implementation of all these announcements is effective from April 2010. Institutions are hard at work to ensure that systems are in place by the 31st of March ".

"All other pregnant women not falling into this category, but who are HIV positive, will be put on treatment at fourteen weeks of pregnancy to protect the baby. In the past this was only started during the last term of pregnancy ".

"In order to meet the need for testing and treatment, we will work to ensure that all the health institutions in the country are ready to receive and assist patients and not just a few accredited ARV centres. Any citizen should be able to move into any health centre and ask for counselling, testing and even treatment if needed ".

"The implementation of all these announcements is effective from April 2010. Institutions are hard at work to ensure that systems are in place by the 31st of March ".

Marie Ndiaye : prix Goncourt 2009

Le plus prestigieux des prix littéraires français a été attribué à Marie Ndiaye pour son roman " Trois femmes puissantes ", (Gallimard.

Trois femmes : Norah, Fanta, Khady Demba qui disent non et se battent pour préserver leur dignité.

Dans un style alerte, sont évoquées ces figures féminines, qui, à l'image du nouveau prix Goncourt, sont entrées en résistance.

Dans un style alerte, sont évoquées ces figures féminines, qui, à l'image du nouveau prix Goncourt, sont entrées en résistance.

La mémoire de Bram Fischer honorée par Margaret Marshall Chief Justice de la Cour suprême du Massachusetts

Depuis plusieurs années, la mémoire de l'avocat militant anti-apartheid Bram Fischer, décédé en détention en 1975, est honorée par un cycle de conférences inauguré par Nelson Mandela en 1995, qu'organise le Legal Resources Centre. Bram Fisher fut l'un des défenseurs de Nelson Mandela lors du grand procès de Rivonia (1963).

Cette année, le 13 novembre 2009 au Gordon Institute, près de Johannesburg, la Présidente de la Cour suprême du Massachusetts, Margaret Marshall, née en Afrique du Sud, ancienne dirigeante de l'Union des étudiants sud-africains, est intervenue sur le thème de l'indépendance de la justice.

Margaret Marshall, également Présidente de la conférence des Chief Justices des États- Unis, a mis en valeur de manière concrète la notion de " transformative justice ".

La justice doit être rendue de manière effective, être protectrice et susciter des changements dans la vie quotidienne de ceux qui la saisissent.

L'ancien Chief Justice d'Afrique du Sud, Arthur Chaskalson, fondateur du Legal Resources Centre, Georges Bizos, ancien avocat de Nelson Mandela, juriste de renommée internationale et Nadine Gordimer, prix Nobel de Littérature assistaient à cette conférence.

Le Comité Français pour l'Afrique du Sud y était représenté.

Newsletter 01/09

Le message de Nelson Mandela adressé le 20 janvier 2009 au Président Obama

" We believe that we are witnessing something truly historic not only in the political annals of your great nation, the United States of America, but of the world. Your election to this high office has inspired people as few other events in recent times have done. Amidst all of the human progress made over the last century the world in which we live remains one of great divisions, conflict, inequality, poverty and injustice. Amongst many around the world a sense of hopelessness had set in as so many problems remain unresolved and seemingly incapable of being resolved. You, Mister President, have brought a new voice of hope that these problems can be addressed and that we can in fact change the world and make of it a better place. "

" We are in some ways reminded today of the excitement and enthusiasm in our own country at the time of our transition to democracy. People, not only in our country but around the world, were inspired to believe that through common human effort injustice can be overcome and that together a better life for all can be achieved. "

" Your Presidency brings hope of new beginnings in the relations between nations, that the challenges we all face, be they economic, the environment, or in combating poverty or the search for peace, will be addressed with a new spirit of openness and accommodation. "

Helen Suzman

Helen Suzman décédée le 1er janvier 2009, à 91 ans, est l'une des grandes figures de l'opposition aux gouvernements de l'apartheid.

Parlementaire, durant trente six ans (1953-1989), minoritaire redoutée pour sa détermination, elle se mobilisa sans relâche en faveur de la défense des libertés et contribua activement aux changements qui conduiront à la tenue des premières élections au suffrage universel en 1994 et à l'introduction d'une constitution démocratique.

Helen Suzman usa de toutes ses prérogatives de députée pour visiter en personne le pénitencier de Robben Island où était notamment détenu Neslon Mandela et réussit à y introduire un véritable contrôle des conditions de vie des prisonniers politiques.

Elle fut présente aux côtés du président Nelson Mandela en 1996 lors de la signature du texte de la constitution définitive de la nouvelle Afrique du Sud dont le Bill of Rights consacrait les droits fondamentaux pour lesquels elle avait combattu pendant quatre décennies au sein du parlement et auprès des organisations civiques.

Dans son ouvrage, Long Walk to Freedom, Nelson Mandela rend hommage à son action décisive et évoque la première visite qu'elle fit à Robben Island au début de l'année 1967, en ces termes :

" It was an odd and wonderful sight to see this courageous woman peering into our cells and strolling around our courtyard. She was the first and only woman ever to grace our cells. "

Les missions du Legal Resources Centre d'Afrique du Sud

Depuis 30 ans, (1979-2009) le Legal Resources Centre joue un rôle éminent en Afrique du Sud pour promouvoir les droits fondamentaux.

Ses missions sont fondées sur les principes suivants :

1. To strive, both for itself and in its work, for a fully democratic society based on the principle of substantive equality and to ensure that the principles, rights, and responsibilities enshrined in our national Constitution are respected, promoted, protected and fulfilled.

2. To function as an independent, clientbased, non-profit public interest law clinic which uses law as an instrument of justice and provide legal services for the vulnerable and marginalised, including the poor, homeless, and landless people and communities of South Africa who suffer discrimination by reason of race, class, gender, disability or by reason of social, economic, and historical circumstances.

3. To work for a fully democratic society and to build respect for the rule of law and constitutional democracy; enable the vulnerable and marginalised to assert and develop their rights; promote gender and racial equality and oppose all forms of unfair discrimination; and contribute to the development of a human rights jurisprudence and to the social and economic transformation of society.

4. The LRC seeks creative and effective solutions by using a range of strategies, including impact litigation, law reform, participation in partnerships and development processes, education and networking within South Africa, the African continent and at the international level.

Yves Laurin

Newsletter 05/11

Le témoignage de Nelson Mandela sur la démocratie en Afrique

Nelson Mandela, dans son autobiographie (A long Walk to Freedom, p. 20), rappelle l'enseignement démocratique qu'il a retiré, lorsque jeune adolescent, il assistait aux assemblées de la tribu du Thembuland à laquelle il appartenait.

Ce témoignage met en lumière la recherche d'un consensus tandis que la démocratie occidentale crée des lignes de partage, parfois abruptes, entre une majorité et une minorité.

" Everyone who wanted to speak did so. It was democracy in its purest form. There may have been a hierarchy of importance among the speakers, but everyone was heard: chief and subject, warrior and medicine man, shopkeeper and farmer, landowner and labourer. People spoke without interruption and the meetings lasted for many hours. The foundation of self-government was that all men were free to voice their opinions and were equal in their value as citizens. (Women, I am afraid, were deemed second-class citizens.) "

...

" The meetings would continue until some kind of consensus was reached. They ended in unanimity or not at all. Unanimity, however, might be an agreement to disagree, to wait for a more propitious time to propose a solution. Democracy meant all men were to be heard, and a decision was taken together as a people. Majority rule was a foreign notion. A minority was not to be crushed by a majority. "

L'Afrique du Sud rejoint le groupe du BRIC qui devient le BRICS

La 3ème rencontre des dirigeants du BRIC, le groupe formé par le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, s'est tenue à Sanya en Chine, le 14 et 15 avril 2011. Le président Jacob Zuma s'est dit très honoré, pour l'Afrique du Sud, d'avoir été invité à rejoindre le groupe qui désormais s'intitule le BRICS. Il a indiqué que cette invitation témoignait du grand respect dont jouissait l'Afrique du Sud au niveau international. Cette intégration au groupe du BRICS ouvre de grands marchés aux biens et services sud-africains et offre de nombreuses opportunités à sa politique industrielle et pour sa croissance économique. Le champ de la coopération dans le cadre des structures du BRICS est large et pourra porter sur les projets les plus divers.

Création au Mozambique, avec l'aide du Brésil, d'une usine pour la production de médicaments antirétroviraux

Cette usine, implantée à Matola, doit fonctionner en 2012. Elle bénéficie pour l'essentiel d'un financement du Brésil. Son lancement a été parrainé par l'ancien président Lula da Silva. Première unité de fabrication d'antirétroviraux en Afrique, elle permettra de soigner avec des coûts faibles les malades du Sida. Il est estimé que 11,50 % de la population du Mozambique sont affectés par le VIH. Les antirétroviraux produits sur place pourront être exportés notamment dans tous les pays de l'Afrique australe.

Moratoire en France et en Afrique du Sud sur l'exploration des réserves de gaz de schiste

C'est une décision du ministère de l'intérieur du 11 mars 2011 qui a suspendu, en France, les travaux d'exploration ayant trait aux réserves de gaz de schiste qui étaient notamment entrepris au Larzac.

Le principe de précaution contenu dans la Charte de l'environnement, ayant valeur constitutionnelle, a reçu une nouvelle application à cette occasion.

Une décision similaire a été prise par le gouvernement sud-africain le 21 avril 2011. Les travaux visaient des réserves de gaz de schiste dans la région du Karoo.

Forte augmentation du nombre de touristes en Afrique du Sud en 2010

Un peu plus de 8 millions de touristes ont visité l'Afrique du Sud en 2010. Il s'agit d'une augmentation de 15% par rapport à 2009.

Selon les informations données par le ministère sud-africain du tourisme, seulement 309.00 touristes, soit 4% du total, sont venus spécifiquement pour la coupe du monde de football de la FIFA. Celle-ci n'explique donc pas à elle seule la forte croissance enregistrée, également répartie sur toute l'année.

De tels chiffres apparaissent donc très prometteurs pour l'avenir de l'industrie touristique sud-africaine.

L'hymne sud-africain chant à la liberté et à l'unité, à l'honneur le 27 avril, jour de la fête nationale

Les langues sud-africaines sont célébrées dans l'hymne national qui inclut successivement des strophes en Xhosa, Zoulou, Sotho, Afrikaans et Anglais :

Nkosi Sikelel'iAfrika (Dieu sauve l'Afrique)

Nkosi Sikekel'iAfrika Maluphakanyasw'uphondo

lwayo

Yizwa imithandazo yethu Nkosi sikelela, thina lusapho

lwayo

Morena boloka sechaba sa

heso

O fedise dintwa le matshwenyeho

O se boloke (O se boloke) sechaba sa heso

sechaba sa South Africa,

South Afriea

Uit die blou van onse hemel

Uit die diepte van ons see

Oor ons ewige gebergtes

Waar die kranse antwoord

gee

Sounds the call to come together

And united we shall stand

Let us live and strive for freedom

In South Africa our Land